Bon, alors je lis de ci de là des textes m'expliquant, avec moult tableaux, que les plantes secrètent des molécules chimiques leur servant d'arme dans la lutte pour l'accaparement des ressources. Des phénols, des acides en tout genre, des tanins, c'est la guerre chimique et invisible. On appelle cela : allélopathie. Cependant, ces molécules demandent beaucoup de ressources et des plantes en bonne santé générale. De plus, la distillation par les plantes de ces agents est relativement faible, même s'il est vrai que certains myriophiles sont réputés pour leur fort dégengement d'allélochimiques.
Ces molécules sont connues : acide gallique, acide caféique, acide sinapique, nicotine, penylpropanes, quercetin, rutin, et j'en passe. Donc, si on trouve par exemple de l'acide gallique ou caféique, on peut, hypothétiquement, essayé de rajouter des mollcules allélochimiques pour inniber, voire tuer, les algues dans les aquarium. On sait aussi que ces molécules donnent de meilleurs résultats quand ils sont mélangés. D. Walstad affirme par exemple que de l'acide gallique et de l'acide caféique mélangés inhibent les cyanobactéries avec six fois plus d'efficacité que seuls.
Le problème, pour vous et moi, c'est qu'il n'est pas facile de trouver ces molécules dans le commerce d'amateur. On ne va pas extraire le jus d'un acorus pour récupérer sa précieuse asarone. Le dosage est aussi très important, car ces inhibiteurs agissent tout autant sur les plantes elles-mêmes. Et on n'ose imaginer les effets d'une surdose de nicotine sur les poissons. Cela demande donc du matériel professionel de labo, pour tester les concentrations et des moyens en finances et en espace.
Alors, une question me tiraille : s'il existe des méthodes "bio" pour inhiber les algues et les cyanobactéries, pourquoi alors le "marché aquariophile grand public" ne propose-t-il pas ce genre de mélanges, déjà dosés, prêt à l'emploi, à un prix exhorbitant certes, mais au moins efficace, et sans antibiotiques ni métaux ?



