Index du Forum Techniques Aquatiques » Maintenance des plantes aquatiques » Hampe florale d'Echinodorus
Alors je me demandais, dans le cas de la reproduction par autofécondation comme c'est le cas avec les hampes florales immergées pour les Echinodorus, nous avons donc au final : un clone qui en théorie absolue aurait exactement le même patrimoine génétique que la première plante dont il est issu et ce en remontant aussi loin que l'on a pratiqué des modes de reproduction assimilé au clonage (bouturage, marcottage, éclat de touffe).
Donc on aura des individus aux caractéristiques identiques aussi longtemps que l'on procède à ce genre de multiplication, en tout temps et en tous lieu serais je tenté de dire, puisque le patrimoine génétique restera 100% identique à celui originel ?!
Harry-Proton
Alors je me demandais, dans le cas de la reproduction par autofécondation comme c'est le cas avec les hampes florales immergées pour les Echinodorus, nous avons donc au final : un clone qui en théorie absolue aurait exactement le même patrimoine génétique que la première plante dont il est issu et ce en remontant aussi loin que l'on a pratiqué des modes de reproduction assimilé au clonage (bouturage, marcottage, éclat de touffe).
Donc on aura des individus aux caractéristiques identiques aussi longtemps que l'on procède à ce genre de multiplication, en tout temps et en tous lieu serais je tenté de dire, puisque le patrimoine génétique restera 100% identique à celui originel ?!
Un clone ? Nan, pas vraiment. C'est plus compliqué que ça en fait. Je vais demander à la douceur caline avec laquelle je partage mes jours de me faire un topo didactique là-dessus. Et je reviens tout expliquer.
tu nous diras si c'est un clone parfait ou non.
A tout le moins, c'est une reproduction qui favorise le maintien d'une très grande homogénéité génétique. Cela peut être un avantage pour conquérir un milieu fravorable rapidement.
Toutes les échino ne sont pas autofertiles je crois.
Par ailleurs, dans la nature, le 100% autogamie est rarissime. Si une espèce peut faire de l'autogamie, il y a toujours une petit pourcentage qui se déroule en allogamie. Genre : 5 ou 10 % des fécondations réalisées par les insectes dans le cas des échino autofertiles ??? ![]()
Nan pas vraiment, mais j'essaie de réfléchir.
La reproduction c'est pas toujours aussi simple que papa dans maman.
Par exemple, chez la fourmi, la reine n'utilise les spermatozoïdes stockés dans sa spermathèque que pour pondre des femelles. Pour les mâles, elle n'utilise pas de spermatozoïde. Pourtant, quand vous regardez un mâle fourmi, il est loin d'être le clone de sa mère !
Simplifier les choses en "blanc ou noir", croire que la repro c'est binaire "avec ou sans", c'est déjà avancer un peu sur le chemin du dogme, et donc se préparer à un voyage dans le côté obsure.
Te sens pas visé, voyons.
Comme tu le dis, de l'information passe aussi par le cytoplasme de l'ovule. L'autofécondation est très proche de la consanguinité, et la probalité d''homozygotie est certes forte. Pourtant il n'y a pas clonage pour deux raisons : le tirage alléatoire des gènes dans les gamètes et le poid du hasard dans la rencontre des cellules sexuelles. Mais avec le temps, le patrimoine génétique s'appauvrit et la possibilité que les gamètes transportent un patrimoine strictement identique n'est pas négligeable sur le long terme.
Dans le cadre de mon cours sur le pollen, on a pas mal parlé des plantes aquatiques et leur mode de reproduiction...
Et il se trouve que toutes les plantes hydrophiles sont dioïques (pieds mâles et pieds femelles) donc aucun autofécondation possible...
Seulement je ne sais pas si l'echino est hydrophile...
Elle peut très bien vivre dans l'eau et être entomophile...
(à ce propos, valisneria est hydrophile et donc, dioïque... tout comme sa pote cérato... il y'a donc des pieds mâles et des pieds femelles)
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